TRES DÍAS EN OAXACA



Le we dernier on fêtait l'anniversaire de la Révolution mexicaine et pour la peine, lundi férié. Vendredi au réveil je ne sais pas encore ce que je vais faire de ces trois jours. Je reçois un texto d'une amie française qui me propose de partir le soir même, avec elle est une autre amie, pour Oaxaca dans le sud du pays à six heures de car. Affirmatif! C'est oui. La journée passe vite puis je passe la nuit dans le car. La veille au soir j'étais dans un club salsa ce qui m'avait valu une pauvre nuit de quatre heures. Je n'eu donc aucun mal à sombrer dans un profond sommeil avant même que le premier navet commence sur les écrans du car.



Arrivée: six heures, un expresso puis on va à l'hôtel. Après ça, direction le marché pour goûter une des spécialités locale (chaudement recomandée par mes collègues), le chocolate con agua, du cacao et de la cannelle jettés sans scrupules dans de l'eau chaude, le tout servi avec un pain sans goût (sans sel ni sucre en gros) dont la saveur est censée se révéler en le trampant dans le grossier breuvage. Bref la pire escroquerie du siècle que j'ai abandonné passée la première bouchée. L'appel du ventre frustré me pousse à me rabattre sur une omelette au chorizo qui me restera sur le ventre jusqu'au déjeuner. Pour finir, un délicieux jus d'ananas-orange fraîchement pressé dont la déléctation sera atténuée par l'écoeurement du petit-déjeuner. En route, avant tout: Monte Alban, le site archéologique de ruines datant de la période Zapotèque. Vous non plus vous ne voyez pas où ça se situe sur une frise chronologique, c'est entre 200 et 600 après J.-C. On y a vu des pyramides, pas très hautes mais posées délicatement sur un lit d'herbe tondue régulièrement. C'est une ballade magnifique. Déjeuner en ville, nous essayons une autre spécialité, fameuse cette fois-ci, las tlayudas, une tortilla toastée recouverte de purée de haricots, de légumes, d'avocats, de bistek et de fromage frais. Retour à l'hôtel, sieste puis resto. Un bel endroit ce resto, une mosaïque de carrés dans les verts et les bleus est peinte derrière le bar, la salle est ouverte sur un patio, les étoiles brillent dans un ciel sans nuage. Mes amies parlent du serveur qu'elles trouvent beau-gosse "mais qui serait mieux sans gel" ou "nu sous son tablier". C'est ici que, pour la première fois, mes papilles rencontrent un plat sérieusement raffiné, du poulet garni de fromage fondu sur une compote de pomme assaisonnée. Un mezcal en digestif et on file se coucher.



Le lendemain, après une belle initiative des filles, nous partons en tour dans un bus avec une dizaine de touristes équipés en appareil photo, chapeau, baskettes, short et sourire ébahit. Finalement, même si c'est insupportable, ce n'était pas une si mauvaise idée parce qu'en une journée on a visité un atelier de tisserands avec démonstration, la plus grande bio-masse du monde à Tule, un arbre de 36m de circonférence, un marché traditionnel, une fabrique de Mezcal avec dégustation généreuse, le resto du pote du guide et Hierve el Agua, une piscine naturelle nichée dans les montagnes en face d'un panorma unique. Le soir, mes camarades, épuisées par tant d'émotions, vont dormir après un délicieux risotto à l'orientale. Je décide d'aller bouquiner sur la terrasse de l'hôtel avec une Corona et fait la connaissance d'un Austalien qui lit un livre de Hunter S. Thomson, comme moi. Deux Français Troyens nous rejoindront plus tard et, pour finir, un Japonais qui ne parle pas Espagnol et saisit quelques rudimentaires mots d'Anglais. Ce dernier nous fera beaucoup rire notemment pour ses sourires affirmatifs lorsqu'on tentera de lui faire comprendre notre conversation avec renfort d'expression manuelle.



Le lendemain, réveil 9h30 pour aller se promener dans les rues ensoleillées de Oaxaca où s'agite une grande communauté artistique, on rentre dans les galeries d'art ou d'artisans et, pas de chance, le musée d'Arte Contemporaneo est fermé pour rénnovation. Les filles vont chercher les billet de retour à l'hôtel pendant que je commande des tortas (sandwichs) pour le voyage. Mon taxi arrive trop tard au terminal et les filles sont parties sans moi mais avec mes bagages. Je me retrouve comme un con avec six tortas sur les bras. Pour éviter de mourir de froid pendant les 6h de trajet climatisé vêtu d'un maigre t-shirt, je fonce dans la boutique de vêtements près des guichets où je ne trouve qu'un autre t-shirt, le reste était féminin. Dans la précipitation, le bus suivant était 30 mn après celui que j'avais prévu de prendre, j'oublie mon portable sur le comptoire en achetant une bouteille d'eau. Je conclus donc ce bon we devant trois films Walt Disney doublés en Espagnol, type famille américaine moyenne, une ado rebelle et sa mère échangent de corps au réveil et découvrent alors la vie très différente de l'autre, tout se finit bien rassurez-vous. Toutes ces aventures passionnantes avec pour voisin un Mexicain habillé en noir de la tête aux pieds, coiffé d'un chapeau de cow-boy qui remue et chantonne en écoutant son balladeur à fond la caisse.


  



  

  





















  





























  

  • : à l'occasion d'un stage de quatre mois dans la maison d'édition scolaire et littéraire Castillo à México D.F., j'ai créé ce blog pour y intégrer mes découvertes et coups de coeurs. Journal d'un diseñador.
  • Contact

Légende

Point: coup de coeur
Carré: c'est moi qui l'ai fait

échéance : 24 décembre

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés