Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 02:58
Par alfredo
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 05:50
La veille de mon départ, une amie (Clémence pour ne pas la nommer) propose de me mettre en relation avec une camarade d'école qui séjourne à México depuis quelques temps. Deux jours après mon arrivée, cette dernière m'invite à la rejoindre dans une colloc de Français près du métro Chapultepec. Le temps d'y être et je réalise que je suis très excentré à San Angel. Je doit sacrifier 90 pesos de taxi (environ 4,5€), une fortune, et me voilà dans un salon immense avec des gens qui parlent ma langue natale et qui payent le même loyer que moi dans un quartier nettement plus vivant et proche du centre. Il s'agit d'une flopée d'étudiants en école de commerce (pour changer) qui sont là depuis plusieurs semaines pour certains, plusieurs mois pour d'autres. Tristan, le seul garçon, apprécie, comme moi, la gastronomie mexicaine, contrairement aux filles qui se régalent de carottes crues en guise de dîner. Après un apéritif très français à base de vin, nous nous dirigeons à pied vers une autre colloc de Frenchys qui organisent une petite soirée avec quelques Mexicains non loin de là. L'un d'entre eux, que Berlin semble avoir ému autant que moi, m'apprend qu'on peut voir quelques DJ tels que Sven Väth à México, un grand soulagement pour moi qui m'étais préparé psychologiquement à affronter 4 mois de salsa et R'n'B mexicain. Par ailleurs il me raconte qu'il a vécu l'agression armée et la prison depuis qu'il est arrivé ici. L'amie de Clémence me convie à venir avec elle à un cours de salsa qu'elle a décidé de suivre chaque semaine, deux Mexicaines disgracieuses s'esclaffent à chaque fois que j'ouvre la bouche pour dire une connerie. Quelques personnes dansent dans le salon, un garçon d'une vingtaine d'années ne cesse d'inviter les filles avec une démarche nerveuse tout en se léchant les lèvres comme si toute sa salive ne suffisait à les irriguer (ou comme si il s'en était mis plein le nez), j'apprends plus tard, après lui avoir offert une cigarette, qu'il balance après avoir fumé deux taffes, qu'il réside à México depuis 4 ans. Après quelques vodka-red bull, je me décide à quitter la compagnie de mes aimables compatriotes sur le coup de 5h30. Tout ce petit monde d'"expats" semble très heureux ici et je commence à l'être aussi poco a poco.
Par alfredo
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 02:43
Je suis désormais le 21.OOO.OO1ème habitant de la grande métropole mexicaine, l'aire urbaine la plus peuplée au monde (au coude à coude avec Tokyo), autant dire qu'on est immédiatement noyé dans la masse. Pourtant, quand on a les cheveux châtain clair, on ne passe pas inaperçu (l'uniforme ici c'est "pelo negro").
Pour vous présenter la ville, je commencerais par préciser que, malgré l'abondance de parcs et de verdure, on évite de s'envoyer des brassés d'air dans les poumons. En 1999, les pigeons tombaient du ciel, étouffés par l'air contaminé, le maire, en voyant que l'indice IMECA de pollution est dans le rouge, déclare alors l'alerte et c'est 30% du parc industriel qui est arrêté et environ 20% des voitures qui n'ont plus le droit de circuler. Objectivement, le niveau de pollution est constamment dans le rouge, mais c'est seulement lorsque l'indice atteint 240 que les autorités réagissent. Je suis entre de bonnes mains voyez-vous. J'ai demandé si c'était une bonne idée d'acheter une bicyclette pour me rendre sur mon lieu de travail, on m'a répondu que cette pratique était extrêmement peu répandue. Les cyclistes ne bénéficient d'aucune infrastructure et les automobilistes préfèrent les écraser plutôt que de risquer 30 secondes de retard sur leur itinéraire. La grand-mère chez qui j'habite m'a emmené acheter un adaptateur de prise de courant en voiture, hé bien jamais je n'ai vu personne si âgée s'escrimer autant pour se faufiler dans cette jungle qu'est l'avenida Revolucion. Un coup d'accélérateur pour faire un mètre qui s'achève sur un coup de frein à vous balancer la tête, les klaxons qui chantent en coeur, une petite trentaine de centimètres sépare chaque véhicule du voisin, ce qui permet de constater son exaspération expressive. Soudain un bus nous double avec des enjoliveurs munis de lames pointues et tournoyantes, comme s'il ne devait en rester qu'un. Le feu rouge survient comme une tragédie, la première rangée de voitures pile au beau milieu du passage piéton. La vieille dame m'explique qu'on s'adapte à tout, même à ça, avant de me jetter devant le magasin puis de s'engager à nouveau dans la mêlée.
Après avoir fait mon achat, je fonce me procurer un plan chez Sanborn's pour la modique somme de 70 pesos (3,6€), autrement dit plus du double du salaire quotidien d'un travailleur pauvre moyen à Mexico (environ 30 pesos = 1,5€). Enfin, cerise sur le gâteau, après 10 semaines de roulage de cigarettes, je m'offre un paquet de Marlboro à 28 pesos (soit 1,4€). A mi me gusta la vida aqui!
Par alfredo
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  • : à l'occasion d'un stage de quatre mois dans la maison d'édition scolaire et littéraire Castillo à México D.F., j'ai créé ce blog pour y intégrer mes découvertes et coups de coeurs. Journal d'un diseñador.
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