Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 05:08
 

Confusion impeccable
, ainsi s'intitule l'exposition
au Palais Bellas Artes consacrée à Pedro Friedeberg. Né à Florence en 1936, il met les voiles avec sa mère en 1940 pour fuir la guerre. En 1955 il intègre l'Université Iberoaméricaine où il a pour maître le sculpteur allemand Matthias Goeritz. Il apprend les systèmes de perspective et autres règles d'architecture mais laisse tomber cette carrière en 1958 pour se tourner vers la peinture: "j'aurais pu être un grand architecte. Mais quand j'ai vu l'architecture de Ludwig II de Bavière, je me suis rendu compte que jamais on ne pourrait faire quelque chose d'aussi merveilleux."
Pedro Friedeberg a manifestement un pet au casque, sa peinture est exécutée avec rigueur, ça dépasse pas comme on dit, on est face à l'oeuvre d'un maniaque méticuleux qui prenait jusqu'à huit mois pour terminer un tableau. Cette technique très stricte est au service d'un monde complètement débridé où les couleurs, les perspectives, les motifs très détaillés vous pètent à la gueule dans une harmonie parfaite. La raison est laissée de côté, rien n'est logique tout est absurde. Dans un style rococo, op-art et psyché, Friedeberg nous fait étalage de la folie qui lui passe par la tête. Les formes sont géométriques, les lignes sont droites et pourtant une grande liberté émane de l'oeuvre. Devant certains tableaux on jurerait qu'il a utilisé l'ordinateur tant les dégradés et le trait sont irréprochablement lisses. On serait tenté d'attribuer ce travail à un défoncé des 60's, un barbu qui pue avec des petites lunettes rondes, mais quand on voit Friedeberg en photo on croirait voir un Dali avec son expression impassible et mystérieuse trônant au milieu d'un monde déjanté, le sien.
Une chose est sûre, l'expérience du LSD ne l'a pas laissé indemne et c'est pour notre plus grand plaisir que toute sa vie il a cherché à exprimer cet univers merveilleux. J'ai payé 30 pesos (1,5€) pour un papelard à l'entrée m'autorisant à prendre des photos, les voici. Cependant il faudrait un bien meilleur appareil que le mien pour rendre le relief et les couleurs de Friedeberg, son art il faut le voir en vrai.



  































1958. Pedro est toujours à l'université, il commence à faire des dessins et des aquarelles pour la revue Mexico this Month, rédigée en anglais et destinée à la communauté étrangère de la capitale. Il le fera jusqu'à la fin de la revue en 1972.







     







La création la plus célèbre de l'artiste, le siège en forme de main.
Dans une version postérieure, le socle deviendra un pied géant. Friedeberg pensait tout d'abord en faire une oeuvre unique, mais la sculpture connut un certain succès commercial, tout le monde la voulait chez soi à commencer par Yul Brynner, Roman Polanski et Jeanne Moreau.
En 1963, la peintre Alice Rahon demande une photo du siège-main à André Breton ce qui valut à Friedeberg d'être intégré dans le cercle des Surréalistes.






  









Pedro Friedeberg photographié par Catalina Mendoza pour une interview intitulée "L'unique forme sublime de l'amour est la nécrophilie." (Fin de citation.)





Croquis préparatoire



Vous venez de voir un extrait de l'exposition du Palais Bellas Artes à Mexico, si ça vous a plu je vous recommande vivement de cliquer sur ce lien qui vous mènera droit au site officiel de Friedeberg où d'autres surprises vous attendent: www.pedrofriedeberg.com

Par alfredo
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 05:07


Le site: typophile.com

Pour envoyer vos créations et participer au prochain festival, cliquez ici.
Par alfredo
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 04:56


Le we dernier on fêtait l'anniversaire de la Révolution
mexicaine et pour la peine, lundi férié. Vendredi au réveil je ne sais pas encore ce que je vais faire de ces trois jours. Je reçois un texto d'une amie française qui me propose de partir le soir même, avec elle est une autre amie, pour Oaxaca dans le sud du pays à six heures de car. Affirmatif! C'est oui. La journée passe vite puis je passe la nuit dans le car. La veille au soir j'étais dans un club salsa ce qui m'avait valu une pauvre nuit de quatre heures. Je n'eu donc aucun mal à sombrer dans un profond sommeil avant même que le premier navet commence sur les écrans du car.



Arrivée: six heures, un expresso puis on va à l'hôtel. Après ça, direction le marché pour goûter une des spécialités locale (chaudement recomandée par mes collègues), le chocolate con agua, du cacao et de la cannelle jettés sans scrupules dans de l'eau chaude, le tout servi avec un pain sans goût (sans sel ni sucre en gros) dont la saveur est censée se révéler en le trampant dans le grossier breuvage. Bref la pire escroquerie du siècle que j'ai abandonné passée la première bouchée. L'appel du ventre frustré me pousse à me rabattre sur une omelette au chorizo qui me restera sur le ventre jusqu'au déjeuner. Pour finir, un délicieux jus d'ananas-orange fraîchement pressé dont la déléctation sera atténuée par l'écoeurement du petit-déjeuner. En route, avant tout: Monte Alban, le site archéologique de ruines datant de la période Zapotèque. Vous non plus vous ne voyez pas où ça se situe sur une frise chronologique, c'est entre 200 et 600 après J.-C. On y a vu des pyramides, pas très hautes mais posées délicatement sur un lit d'herbe tondue régulièrement. C'est une ballade magnifique. Déjeuner en ville, nous essayons une autre spécialité, fameuse cette fois-ci, las tlayudas, une tortilla toastée recouverte de purée de haricots, de légumes, d'avocats, de bistek et de fromage frais. Retour à l'hôtel, sieste puis resto. Un bel endroit ce resto, une mosaïque de carrés dans les verts et les bleus est peinte derrière le bar, la salle est ouverte sur un patio, les étoiles brillent dans un ciel sans nuage. Mes amies parlent du serveur qu'elles trouvent beau-gosse "mais qui serait mieux sans gel" ou "nu sous son tablier". C'est ici que, pour la première fois, mes papilles rencontrent un plat sérieusement raffiné, du poulet garni de fromage fondu sur une compote de pomme assaisonnée. Un mezcal en digestif et on file se coucher.



Le lendemain, après une belle initiative des filles, nous partons en tour dans un bus avec une dizaine de touristes équipés en appareil photo, chapeau, baskettes, short et sourire ébahit. Finalement, même si c'est insupportable, ce n'était pas une si mauvaise idée parce qu'en une journée on a visité un atelier de tisserands avec démonstration, la plus grande bio-masse du monde à Tule, un arbre de 36m de circonférence, un marché traditionnel, une fabrique de Mezcal avec dégustation généreuse, le resto du pote du guide et Hierve el Agua, une piscine naturelle nichée dans les montagnes en face d'un panorma unique. Le soir, mes camarades, épuisées par tant d'émotions, vont dormir après un délicieux risotto à l'orientale. Je décide d'aller bouquiner sur la terrasse de l'hôtel avec une Corona et fait la connaissance d'un Austalien qui lit un livre de Hunter S. Thomson, comme moi. Deux Français Troyens nous rejoindront plus tard et, pour finir, un Japonais qui ne parle pas Espagnol et saisit quelques rudimentaires mots d'Anglais. Ce dernier nous fera beaucoup rire notemment pour ses sourires affirmatifs lorsqu'on tentera de lui faire comprendre notre conversation avec renfort d'expression manuelle.



Le lendemain, réveil 9h30 pour aller se promener dans les rues ensoleillées de Oaxaca où s'agite une grande communauté artistique, on rentre dans les galeries d'art ou d'artisans et, pas de chance, le musée d'Arte Contemporaneo est fermé pour rénnovation. Les filles vont chercher les billet de retour à l'hôtel pendant que je commande des tortas (sandwichs) pour le voyage. Mon taxi arrive trop tard au terminal et les filles sont parties sans moi mais avec mes bagages. Je me retrouve comme un con avec six tortas sur les bras. Pour éviter de mourir de froid pendant les 6h de trajet climatisé vêtu d'un maigre t-shirt, je fonce dans la boutique de vêtements près des guichets où je ne trouve qu'un autre t-shirt, le reste était féminin. Dans la précipitation, le bus suivant était 30 mn après celui que j'avais prévu de prendre, j'oublie mon portable sur le comptoire en achetant une bouteille d'eau. Je conclus donc ce bon we devant trois films Walt Disney doublés en Espagnol, type famille américaine moyenne, une ado rebelle et sa mère échangent de corps au réveil et découvrent alors la vie très différente de l'autre, tout se finit bien rassurez-vous. Toutes ces aventures passionnantes avec pour voisin un Mexicain habillé en noir de la tête aux pieds, coiffé d'un chapeau de cow-boy qui remue et chantonne en écoutant son balladeur à fond la caisse.


  



  

  





















  





























  
Par alfredo
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 07:19
Autour du Zocalo.



















Par alfredo
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 03:20


Tout le monde connaît Molotov au Mexique
: quatre potes qui font du rock mexicain avec des influences hip-hop depuis 1995. En 97 débute l'enregistrement de ¿Donde jugarán las Niñas? mais la sortie est tellement controversée que les distributeurs refusent de le vendre. Les paroles traitent de politique, sexe et insultes. Ils vont alors s'héberger en Espagne où ils vont vendre leur disque dans la rue pour protester contre la censure qu'ils subissent. Puis le succès arrive rapidement et les tournées avec. La pochette du premier CD présente une jeune fille en jupe qui débarque d'une voiture la culotte à moitié baissée. On reconnaît dans les carreaux de la jupe l'uniforme imposé par le ministère de l'éducation mexicain, ce qui laisse suposer que la gamine est mineure. En 1998, ils ont vendu 800 000 copies dans le monde. Leur succès va de l'Amérique latine et les USA jusqu'en Allemagne, en Suisse, au Japon, en Australie et même en Israël.


(source: Wikipédia)



Frijolero: c'est ainsi que les Américains appellent les Mexicains avec mépris (frijol signifiant "haricot").
No me llamas frijolero pinche gringo.
(Ne m'appelle pas frijolero sale gringo.)

Par alfredo
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 06:21





Par alfredo
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 05:34
Nacho López, c'est l'histoire d'un photographe journalistique, connu mais pas assez. Né à Tampico en 1924, il meurt à Mexico en 1986. Son oeuvre dresse le portrait du Mexico des années 50 à travers ses habitants et loin des stéréotypes. Il place l'homme au coeur de son travail et le présente dans un cadre souvent intime avec des visages très expressifs. Son objectif rencontre la société mexicaine mais aussi le monde du spectacle qui semble le fasciner. Intrigué par le rapport entre les deux sexes, il s'amuse par exemple à saisir la réaction des gens face à un acteur qui déambule avec un mannequin féminin à poil. Bienvenue dans le Mexique de Nacho López.























source: pixelcreation.fr
Par alfredo
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  • : à l'occasion d'un stage de quatre mois dans la maison d'édition scolaire et littéraire Castillo à México D.F., j'ai créé ce blog pour y intégrer mes découvertes et coups de coeurs. Journal d'un diseñador.
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